Les conséquences génomiques de l’évolution vers la reproduction sexuée facultative

Sylvain Glémin (Ecobio)
Thursday, November 14, 2019 - 10:30 to 12:00
Room Aurigny
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La très grande majorité des espèces d’eucaryotes se reproduisent de façon sexuée impliquant deux partenaires. Cependant, de façon récurrente des modes de reproduction exclusivement ou très majoritairement uniparentale évoluent. Chez de nombreuses plantes par exemple, l’évolution de l’allofécondation vers l’autofécondation (individus hermaphrodites se reproduisant seuls) est très fréquente. Une autre transition fréquente est celle vers la parthénogenèse (femelles se reproduisant sans mâle via différentes modification de la méiose). Bien que pouvant être avantageuses à court terme, ces stratégies reproductives sont considérées comme des culs de sacs évolutifs et on ne connait pas de grand groupe d’organismes complètement asexués. Les conséquences génétiques et génomiques de ces modes de reproduction sont nombreuses -en particulier l’arrêt ou la réduction de la recombinaison - et souvent négatives. Elles expliqueraient que ces lignées autofécondantes et asexuées soient vouées rapidement à l’extinction. Après une présentation du contexte théorique générale sur l’évolution des systèmes de reproduction je développerai deux exemples: 1) les conséquences génomiques de l’évolution vers l’autofécondation chez les espèces sauvages apparentées au blé (genres Aegilops et Triticum) et 2) les conséquences génomiques de l’évolution vers l’automixie (forme de parthénogenèse) chez les artémies (Crustacées).